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Capital investissement
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Deeptech
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Kimialys

Diagnostic biomoléculaire dix fois plus sensible grâce à des nanoparticules d'or. Super Capital accompagne cette startup du secteur Deeptech & Santé sur son ouverture de capital.
/ Fondateur(s)
Claude Nogues Cyril GILBERT
/ Business model
Non-tech
Kimialys

De dix ans de recherche au CNRS à une série A

Kimialys n’est pas née d’un business plan mais d’un laboratoire. Pendant dix ans, ses fondateurs ont travaillé sur une question que l’industrie du diagnostic contourne plus qu’elle ne la résout : comment rendre un test biomoléculaire nettement plus sensible sans obliger le laboratoire à remplacer son parc d’instruments ? La réponse tient dans une chimie de surface brevetée, appliquée aux nanoparticules d’or qui servent déjà de révélateur dans une grande partie des tests du marché.

Le gain atteint un facteur dix, et il est obtenu sans changer de machine. Ce n’est pas un argument commercial de plus : c’est ce qui fait passer une technologie du statut de curiosité scientifique à celui de produit adoptable. C’est aussi, très concrètement, ce qui a rendu le dossier finançable.

Une innovation de laboratoire ne devient une entreprise que le jour où elle cesse de demander à son client de tout changer.

Le problème : un marché qui admire sans acheter

La deeptech médicale française souffre d’un mal structurel. Les équipes académiques produisent des ruptures réelles, mais l’adoption bute toujours sur le même mur : renouveler un équipement de laboratoire coûte cher, immobilise une chaîne d’analyse et engage un service entier pour plusieurs années. Devant ce risque, un directeur de laboratoire préfère presque toujours le statu quo — même quand la performance annoncée est spectaculaire.

Kimialys a pris le chemin inverse. Plutôt que de vendre un nouvel instrument, l’entreprise vend un consommable qui se glisse dans le protocole existant. Le laboratoire garde ses machines, ses procédures et ses habitudes ; il ne change qu’une ligne de sa liste d’achats.

Trois verrous à lever

  1. Optimiser plutôt que remplacer. La technologie améliore la sensibilité des tests biomoléculaires jusqu’à un facteur dix sur les équipements déjà installés. Aucun investissement matériel, aucune requalification de la chaîne d’analyse.
  2. Entrer par la valeur ajoutée. Le produit se substitue à un réactif de moindre performance et se facture à l’usage : le laboratoire compare deux consommables, pas deux investissements.
  3. Réduire les faux négatifs. C’est le bénéfice clinique réel. Une sensibilité multipliée par dix, ce sont des seuils de détection abaissés et des décisions médicales prises plus tôt.

Ce que nous avons fait

Super Capital est intervenu au moment où la question n’était plus scientifique mais financière : comment raconter dix ans de recherche à des investisseurs qui décident en huit semaines ? Le travail a porté sur trois plans.

Notre rôle

  • La structuration du dossier : traduire la propriété intellectuelle et les résultats de laboratoire en une trajectoire industrielle lisible.
  • La construction du plan de financement, en articulant le non-dilutif déjà obtenu et le capital à lever, pour ne pas payer en actions ce qui pouvait être financé autrement.
  • La mise en relation avec des fonds capables de comprendre un cycle deeptech, c’est-à-dire d’accepter un temps industriel qui n’est pas celui du logiciel.

Le tour de table

La série A de 3,6 M€ a été menée par Turenne Groupe. Le montant n’est pas une fin en soi : il correspond à ce qu’il faut pour passer du prototype validé à la production en série, et pour armer une équipe commerciale capable d’aller chercher les laboratoires un par un.

Et maintenant

L’ambition affichée est claire : imposer K-One comme le standard industriel de la détection biomoléculaire. Cela suppose de gagner les premiers grands comptes, de publier, et de tenir la cadence industrielle. À suivre sur kimialys.com.

Quatre membres de l'équipe Super Capital dans la cour de leurs bureaux à Paris